Résilience ou courage ?

Résilience ou courage ?

Après vous avoir donné les traits d’une personne résiliente, j’aimerais parler du courage. Ce dernier donne en effet une dimension essentielle à la résilience : celle qui nous relie au sacré.

Du psychologique au spirituel

La résilience est avant tout un concept issu de la psychologie. La définition de cette capacité à rebondir dans l’épreuve, à s’adapter malgré les traumatismes ne mentionne pas une dimension essentielle de l’humain : sa spiritualité. C’est pourquoi comme Jacqueline Kelen dans la revue Sources n°51, « je préfère parler de courage plutôt que de résilience ».

Le mot « courage » est, par son étymologie, lié au cœur. C’est notre cœur qui est agrandi par l’épreuve, c’est lui qui nous permet d’affronter les difficultés de la vie. C’est lui la source de notre courage. Le cœur est aussi le lieu de connexion avec les autres et avec ce qui est plus grand que nous.

Dépassement de la peur par l’action

La courage, ce n’est pas ne pas avoir peur. Une personne courageuse a peur, même très peur, mais elle agit en dépit de ces peurs. Et quand on agit malgré nos peurs, comme en nous éloignant d’une personne maladivement narcissique, la Vie ne tarde pas à nous procurer ses bénédictions (fût-ce sous la forme d’un court répit). Et nous pouvons ressentir une gratitude infinie pour la Vie, malgré les épreuves, pour cette douceur, cette lumière pressentie au cœur des ténèbres.

Anne Dufourmantelle, psychanalyste et autrice de l’Eloge du risque, écrivait :

Quand on est presque au-delà des forces mais qu’il faut continuer encore, comme la levée de la nuit entre les pierres, quand il faut continuer quand même, parce qu’au détour, là où c’est encore invisible, arrive quelque chose. Cette chose qu’on appelle la grâce, l’inespéré.

Anne Dufourmantelle

Cette part de nous capable de recevoir la grâce dans l’épreuve est la grande oubliée des thérapies traditionnelles en cas d’abus. Pour moi, il est important de s’adresser aussi à notre âme, à travers nos courages, nos cœurs, communs.

Un exemple pour illustrer la différence entre résilience et courage

Actuellement, je me retrouve « coincée » dans mon poste salariée alors que je voudrais me consacrer entièrement à mon activité d’accompagnement. J’ai tenté diverses approches pour partir de mon poste dans des conditions correctes. A l’heure actuelle, tout a échoué.

Je pourrais me saisir de ces divers refus pour abandonner mon projet (et mon courage avec). Une autre réaction serait de me voir comme une victime de personnes méchantes, et de pleurer sur mon sort. Je choisis à la place de continuer à chercher des solutions et je fais ainsi preuve de résilience.

Mais je note aussi des signes de la Vie en ces temps troublés, qui m’indiquent qu’Elle continue de veiller sur moi. Par exemple, en demandant de l’aide à un ami (un trait de résilience), j’ai été amenée à consulter un avocat. Et ce dernier a pris minutes de son temps, gratuitement, pour explorer avec moi les pistes qu’il me reste. Et ce temps donné à une inconnue, outre l’espoir qu’il permet, m’a aussi redonné foi en l’humanité. Je pourrais donc simplement rebondir en trouvant des solutions, et faire preuve ainsi de résilience. Mais je choisis de garder mon cœur ouvert et de continuer à me battre depuis cet espace d’amour et d’humanité. Et c’est cela le courage, la résilience accordée à l’amour et à la Vie.


Cadeau : une méditation guidée pour vous dire enfin Oui à vous-même

Traitement en cours…
Terminé ! Vous figurez dans la liste.

One thought on “Résilience ou courage ?

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Ce site utilise des cookies afin d'améliorer et personnaliser votre expérience utilisateur.  Il peut aussi inclure des cookies de tierces parties comme Google Analytics ou Youtube. En utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Cliquez SVP sur le bouton pour lire notre politique de confidentialité.