De victime (d’un autre) à actrice (de sa vie)

De victime (d’un autre) à actrice (de sa vie)

Il est tentant de se voir comme une victime d’un méchant quand on sort d’une relation toxique. C’est normal de passer par là mais il ne faut pas rester dans cette position de victime. Voici, entre autres, pourquoi.

Une des premières choses que j’ai comprises en me renseignant sur la perversion narcissique c’est qu’il n’y a pas d’un côté un méchant et de l’autre, une victime. La perversion narcissique fonctionne en tandem. C’est parce qu’on donne prise à la personne perverse qu’elle a du pouvoir sur nous.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut en sortir dès lors qu’on l’a compris. La mauvaise, c’est qu’on peut s’en vouloir d’avoir été cet être « faible » qui a donné prise à l’emprise.

Un passage obligé

Au moment où nous prenons conscience de vivre une relation toxique où c’est l’autre qui a un problème, il est important de se voir comme victime. C’est un passage quasi obligé que de voir l’autre avec des yeux dessillés, de voir sa noirceur, de constater qu’il ne changera pas. De faire tomber ses masques. De le voir comme « méchant » et nous comme victime. Car c’est cette réalisation qui permet d’avoir la force de s’extirper de la relation, de mettre a minima de la distance avec l’autre.

Attention aux pièges de ce positionnement

Cependant, rester dans cette position de « victime » est un piège qui nous empêche de prendre la mesure de notre responsabilité. Et, ainsi, de retrouver notre pleine puissance d’être.

L’autre piège serait de nous en vouloir de nous être faite avoir par une telle personne. C’est pourquoi trouver du sens à cette épreuve est tellement important. Pour ma part, j’ai réalisé que j’avais, inconsciemment, reproduit un couple grand-parental. Comprendre que l’origine de cette « faiblesse » était en partie psychogénérationnelle m’a beaucoup aidée. J’avais aussi déjà fait l’erreur de m’en vouloir suite à une rupture amoureuse, et j’avais pu sentir le mal que je m’étais fait à cette époque. Et je m’étais promis de ne pas recommencer. Je ne m’en suis donc pas voulue. J’ai accepté cet « échec » comme un événement de ma vie, point.

L’importance du changement de regard

Finalement, s’en vouloir, culpabiliser, c’est toujours être victime (de la vie, de soi-même…). Changer son regard, voir cette relation comme une épreuve de vie nous proposant de grandir donne beaucoup plus de pouvoir. Et cela permet d’être actrice de sa vie, de décider des changements à faire en soi (et pas en l’autre). Et je peux ainsi choisir ce que je veux vivre.
Devenir actrice de sa vie, c’est aussi réfléchir sur ses limites personnelles et apprendre à les (faire) respecter. C’est également faire de soi LA priorité.


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