Le présent de nous-mêmes, clé du silence intérieur

Le présent de nous-mêmes, clé du silence intérieur

Vivre dans le présent, c’est le moyen de ne plus se raconter d’histoires dont la rotation dans le mental occasionne une souffrance émotionnelle. Et c’est aussi le meilleur moyen de se connecter à la Source afin d’y puiser une énergie créative et spirituelle. Voici un outil pour retrouver l’instant présent créateur : le Mandala de l’Être.

Je l’ai déjà écrit, nous avons, nous humains, à opérer un retournement à l’intérieur de nous-mêmes, à mettre au monde notre être intérieur et sacré, à nous reconnecter à la Source afin de quitter le monde de la séparation et ses conséquences désastreuses sur l’ensemble de la biosphère. J’ai aussi déjà partagé que ce qui a permis ce retournement chez moi a été la lecture consécutive de deux livres : Le Mandala de l’Être de Richard Moss et Je ne crois pas en Dieu, je le vis du père Maurice Zundel. Le point commun que j’ai découvert entre ces deux ouvrages, c’est qu’ils invitent à revenir au présent de nous-mêmes (Maurice Zundel appelle cela « être en Dieu »).

« Plus nous sommes proches du présent de nous-mêmes, plus nous disposons d’une énergie spirituelle et créative » dit Richard Moss, ancien médecin et enseignant dans les domaines de la conscience et de la transformation intérieure. Être au présent, au commencement de nous-mêmes, ne serait-ce qu’un moment, cela permet de se libérer des histoires qui tournent sans cesse dans notre mental, générant des émotions plus ou moins vives et du stress. Et comme le souligne Richard Moss, « l’âme a beaucoup de mal à rayonner à travers la peur, la culpabilité, le ressentiment, la jalousie et la peine ».

Le père Zundel le dit différemment : « Ou bien nous sommes en nous et cela ne va pas, et il n’y a pas de solution, ou bien nous sommes en Dieu et il n’y a pas de problème. On ne peut être qu’en Dieu ou en soi ». Dans la position « présent » du Mandala de l’être (voir photo ci-dessous), tout va bien, dans les autres positions, cela ne va pas et on se raconte des histoires.

mandala

La force de l’outil de Richard Moss est de permettre de débusquer ces histoires que l’on se raconte, le plus souvent sans avoir conscience. Puis d’expérimenter en conscience ce que chaque histoire crée en nous (comme émotion, comme sensation corporelle). Et enfin de générer et expérimenter un contraste permettant de reformuler l’histoire et de s’en libérer. J’ai pu pratiquer cet outil en stage avec Richard et j’ai été très étonnée de l’histoire la plus forte que je me racontais sur un moment vécu où j’avais été « boueuse », c’est-à-dire piégée dans un état émotionnel fort stimulé par une situation de vie particulière.

Mais avant même de pratiquer avec Richard Moss, rien que de lire son livre et de prêter ensuite attention pendant quelques semaines à mon état intérieur de manière régulière (plusieurs fois par jour), et en me rappelant juste de respirer profondément quelques instants quand je me sentais pas bien, pour me ramener dans l’instant présent, me permettre de goûter la paix, la détente de cet instant a opéré des changements impressionnants dans ma manière de vivre ma vie. Des événements qui auraient engendré une vive réaction quelques semaines plus tôt ne me touchaient plus de la même manière, parce que j’approchais mieux de ce présent de moi-même.

Et tandis que je pratiquais de manière très basique cet outil (par ailleurs très puissant lorsqu’on l’utilise correctement), je lisais cet autre être de feu qu’est Maurice Zundel. J’ai vraiment le sentiment rétrospectivement que c’est ce qui a entraîné cette naissance en moi à mon être intérieur, ce second baptême. Je me suis rendu compte un jour d’un apaisement, et surtout du fait que je ne me racontais plus d’histoires (sur moi, sur l’autre, sur mon passé, ou mon futur). Et lorsqu’il m’arrivait de m’en raconter j’en étais consciente, et cela ne durait pas autant qu’avant. Je ne souffrais plus, je n’étais plus seule.

Alors, bien sûr, il existe encore des situations qui me rendent « boueuse » en une seconde, mais elles représentent l’exception, pas la règle. Et vraiment, depuis, je ressens combien être plus proche de ce présent de moi-même me permet de disposer d’une plus grande énergie, de mettre mon attention sur des choses qui nourrissent vraiment mon âme. Et aussi de mieux révéler/attester la lumière divine dont je suis faite (comme tout humain) et de déployer ma puissance d’être au monde.

Comme le dit Richard Moss, « Il n’y a que la Source qui nous ressource et pour que cela survienne, nous devons retourner au présent, à notre commencement. Nous devons prendre le risque de rester dans le présent » (même lorsque ce présent est douloureux).

Les ressources à lire :

3 thoughts on “Le présent de nous-mêmes, clé du silence intérieur

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Ce site utilise des cookies afin d'améliorer et personnaliser votre expérience utilisateur.  Il peut aussi inclure des cookies de tierces parties comme Google Analytics ou Youtube. En utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Cliquez SVP sur le bouton pour lire notre politique de confidentialité.