Danser la vie

Danser la vie

Danser pour explorer son mystère intérieur et écrire en mouvements sa présence au monde.

Les humains dansent depuis la nuit des temps. Le mouvement est l’expression de la vie elle-même. Mais nos sociétés occidentales relèguent cette activité à quelques moments choisis, le plus souvent codifiés, et rares. Les jeunes dansent pour se défouler, le plus souvent après avoir bu de l’alcool pour se désinhiber. Sans doute cherchent-ils confusément à se reconnecter au flux originel de la vie, à dissoudre leur identité dans le Grand Tout. Les adultes font de même, le plus souvent dans des moments assez codifiés (en soirée, en concert…). Plus rarement de manière libre à la maison, et encore plus rarement seuls et sans spectateur.

Pourquoi danser ?

En groupe, ou en solitaire, la danse devrait nous accompagner au quotidien ou presque : Danser la vie pour la célébrer. Se mettre en mouvement pour s’accorder au mouvement incessant de la vie et au rythme des étoiles et des atomes, pour participer aux mouvements célestes.

Danser pour libérer l’énergie vitale de ses restrictions. Danser pour se retrouver au diapason de l’univers. Danser la joie d’être en vie, de vivre.

Danser « pour exprimer l’inexprimable ». Danser pour sentir son âme dans son corps. « Dans le rythme du corps, nous pouvons retrouver la trace de notre sacré, des racines qui plongent jusqu’au moment zéro, des états d’être où nos identités se dissolvent dans le flot éternel de l’énergie » (Gabrielle Roth, La danse des 5 rythmes).

Danser pour oublier notre petit moi tyrannique un instant, pour se relier à plus grand que soi, pour se laisser traverser par le flux de la vie et y recharger ses batteries.

Personne n’est trop vieux, pas assez doué, trop triste pour danser. Tout le monde a 5 minutes chaque jour et un minimum de place à accorder au mouvement naturel de la vie. À chacun de faire les mouvements adaptés aux limitations de son corps (on peut danser assis sur une chaise ! Les bras, la tête, le buste, les yeux… peuvent danser). Le mouvement est d’abord intérieur, il n’a pas besoin d’être ample ou professionnel pour être agissant.

Comment faire ?

Danser de manière spontanée, sans laisser le mental diriger les mouvements. Ne pas suivre de chorégraphie établie. Il s’agit de laisser le mouvement émerger depuis l’intérieur, s’émerveiller de ses formes. De jouer avec son amplitude, sa forme, ses limites.

On peut danser sur une liste de morceaux de musique préétablie, en variant les styles et les rythmes. Laisser les rythmes décider des mouvements. On peut danser uniquement sur de la musique très rythmée ou très douce. Mais on peut également danser debout, par terre ou assis. L’idée est de se vivre en tant que mouvement. De laisser émerger le mouvement qui veut sortir à un moment t.

On peut danser aussi en silence, en se connectant encore plus à son corps et à ce qu’il veut exprimer en cet instant.

Il y a juste à oser, oser se lancer à corps perdu dans le mouvement. Et puis vivre cette félicité de n’être plus régi par le mental mais simplement conduit par son corps reconnecté à la source de vie.

Des ressources à lire :
La danse des 5 rythmes de Gabrielle Roth (Editions Le courrier du livre).
Danser à corps joie de Dominique Hautreux et Carine Anselme (Editions Dangles).

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